Europe

France | Randonnée de l’été | Lac Sainte Marguerite (Alpes du Sud, les Orres)

Juillet 2020, ascension vers le Lac Sainte Marguerite !

Je me suis volontairement économisée la veille pour tout donner dans cette randonnée qui est (un peu) mon challenge de ces vacances en montagne. 4h30 aller-retour. 600 mètres de dénivelé positif. Altitude à 2272 mètres. Pour une débutante en montagne comme moi, ceci est bien un challenge !

Pour être honnête, je ne connaissais pas réellement la montagne. Je l’ai découverte en janvier 2014 pour une initiation au ski. C’était aux Carroz d’Arâches, dans les Alpes du Nord. Eh oui, au risque de choquer certains, j’ai appris à skier il y a six ans. C’était une envie que je nourrissais depuis quelque temps. Je me suis finalement lancée … à 26 ans ! Téo, mon professeur particulier, a été extrêmement pédagogue mais entre nous, le ski, ce n’est pas vraiment mon dada.

Cette année, j’ai donc préféré troquer mes après-skis, mes moufles, mon anorak et mon bonnet contre mes chaussures de marche montantes, mon sac à dos et mon legging. J’ai toutefois conservé les lunettes de soleil et la crème solaire. Des accessoires tout aussi indispensables en montagne l’été.

Randonnée Lac Sainte Marguerite

9h20. Je quitte la station des Orres 1650. Pas si mal après tout. La « target » a été fixée, la veille, à 9h. La température est idéale. Ni trop chaude. Ni trop froide. Quelques minutes suffisent pour rejoindre le (vrai) point de départ des randonnées qui se fait au niveau du parking Pra Païsset, aux Orres. Dernier coup d’œil au panneau : Lac Sainte Marguerite, 2h00. Let’s go !

Le chemin est plutôt plat au début. Je prends le temps d’apprécier le cadre. Il y a pléthore de mélèzes. Ils sont bien verts à cette période. Mais, si j’en crois l’imagier sur la montagne de #MonBeubeu, leurs aiguilles deviennent jaunes en automne 😊

Je longe, ensuite, une ancienne bergerie et repère un point d’eau potable juste à côté. C’est toujours bon à savoir. Je ne mesure pas à quel niveau sera ma gourde au retour.

Un peu plus loin, je fais face à un torrent. Mon +1 m’annonce que l’eau ne doit pas faire plus de 9°C. Vraiment ? Quand je pense qu’il y allait sans broncher quand il avait à peine deux ans ! Chapeau ! Alors pas totalement immergé, uniquement ses petons paraît-il … mais quand même !

Le dénivelé commence doucement à s’accentuer. Je ne force pas trop. Et à vrai dire, je ne forcerai à aucun moment lors de la randonnée. Je ne cherche ni à faire une performance, ni à me préparer pour un trail. Je préfère laisser cela aux plus aguerris. Néanmoins, même si je marche à mon rythme, je dois avouer avoir été légèrement vexée de m’être fait doubler (par la droite de surcroît !) par deux jeunes enfants d’à peine 10 ans ! Je maintiens ma cadence même si l’égo en a pris un coup.

Je m’arrête ici et là pour admirer le paysage qui s’offre à moi. On ne m’avait pas menti : la montagne est superbe l’été. Je prends le temps d’observer les petites choses qui m’entourent : les aiguilles des mélèzes, les pommes de pin, les gouttelettes de la rosée du matin, les aigrettes du pissenlit sur lesquelles j’ai tant envie de souffler. Il paraît que si toutes les soies s’envolent, le vœu se réalise.

Je poursuis tranquillement mon ascension jusqu’à arriver au cœur des alpages. Le site est sublime.  La bergerie que l’on aperçoit se fond parfaitement dans l’ensemble. Un couple me dépasse à cet instant. Il est beaucoup plus âgé. Madame précise, d’un air jovial, qu’elle a près de 70 ans. A croire qu’elle a lu dans mes pensées. Quelle forme !

J’en profite pour récupérer un peu avant d’entamer les derniers 400 mètres qui me mèneront au point final. Ils sont durs, ces derniers mètres. Mes cuisses chauffent. Mes mollets tirent. Une marcheuse m’encourage. Je ne lâche rien ! Après un dernier effort, je vois enfin le Lac Sainte Marguerite. Quelle belle récompense. Le soleil se fait timide à l’arrivée et joue à cache-cache derrière les nuages. Il finit par se dévoiler. Pile pour l’heure du pique-nique.

Je m’installe à un endroit stratégique pour, à la fois, jouir d’une belle vue sur le Lac Sainte Marguerite et surtout pour apercevoir des marmottes. J’ai ouïe dire qu’il est possible de voir toute une famille. Ce n’est, hélas, pas mon jour de chance. Je n’en verrai aucune.

Après avoir englouti mon sandwich au jambon, mon œuf dur et ma banane, je prends la route du retour. J’emprunte le sentier qui mène vers la station des Orres 1650 en passant par la station 1800 (Sentier par la station). Cela changera de l’aller. A choisir, je préfère faire une boucle. Pas d’inquiétude. Tout est très bien balisé. Aucun risque de se perdre.

Certains auront peut-être des hauts le cœur sur certains tronçons sur la route du retour, s’ils sont sujets au vertige. Mais la randonnée est tellement agréable que le jeu en vaut la chandelle.

Randonnée Lac Sainte Marguerite

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