Tu as fais quoi ce weekend ? #4 – Festival Photo à la Gacilly, travail d’artistes engagés

Le Festival Photo La Gacilly fête ses 15 ans ! Alors pour faire partie de la party (#JeuDeMots), je m’y suis rendue ce weekend.

Carte pour article la Gacilly

Créé en 2003, il s’agit d’un festival de photographies qui se tient à la Gacilly, dans le Morbihan, de début Juin à fin Septembre. L’objectif est de faire prendre conscience de l’importance du développement durable et d’aborder de grandes problématiques à travers l’oeil de photographes. En plein air et 100% gratuit, il se construit autour d’un thème et met à l’honneur un pays. D’envergure international, le festival attire de nombreux touristes venant de partout.

Je l’avais loupé l’an passé et m’était fait la promesse d’y aller coûte que coûte. Après l’Afrique en 2017, le thème de cette quinzième édition 2018 est « La Terre en questions » et met en lumière le travail de 25 professionnels et 3 amateurs.

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La coiffe noire d’un danseur (photographe : Mathieu Ricard)

Au-delà du fait d’exposer des photos de qualité, le festival présente l’oeuvre d’artistes engagés dont le but est de sensibiliser le public sur des enjeux aussi bien sociaux qu’environnementaux.

Cette année, l’un des objectifs est de montrer que notre planète est belle vue du ciel puisque le festival met en avant le talent de Thomas Pesquet, spationaute de l’Agence spatiale européenne. Pendant une mission de 6 mois, il a mené des expériences en rapport avec la force de pesanteur. Cependant, sur son temps libre, il a pris le temps de photographier à 400 kilomètres notre Terre, de Madagascar au Koweit en passant l’Egypte, le Mexique, les Etats-Unis, et j’en passe.

Voir de tels chefs d’oeuvre en format XXL, magnifique !

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Zones irriguées dans les régions arides de l’Arabie Saoudie (photographe : Thomas Pesquet)

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Madagascar – la baie de Bombetoka (photographe : Thomas Pesquet)

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Effets de couleur sur l’eau du delta du Saloum au Sénégal (photographe : Thomas Pesquet)

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Les îles du Golfe du Morbihan 🙂 (photographe : Thomas Pesquet)

Je suis ensuite passée de l’infiniment grand à l’infinent petit où j’ai ainsi pu découvrir une partie des oeuvres de Spike Walker. Professeur de biologie à la retraite, Spike Walker a, très jeune, été passionné grâce à son père par tout ce que l’on pouvait voir à travers un microscope. C’est ainsi qu’il décide d’allier l’art à la science en s’essayant à la microphotographie. Il s’agit d’une technique qui consiste à prendre des photos de petits objets à l’aide d’un appareil photo numérique couplé à un système optique dédié, la plupart du temps un microscope ou une loupe binoculaire. Vous pouvez ainsi découvrir à quoi ressemble la vitamine C, le sucre alimentaire, la vanille ou même une larme !

Amazing !

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Huile de coco, incroyable ! (photographe : Spike Walker)

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Mini guêpe (photographe : Spike Walker)

Le festival invite au voyage mais tout au long de la balade, on ne cesse de s’interroger. Quel sera le devenir des microshop (ie. petites échoppes) indiens face aux géants de la grande distribution ? Quelle réponse à la crise identitaire des améridiens en Guyane française ? La croissance effrénée de l’économie doit-elle se faire au détriment de bouleversements géographiques, écologiques et culturels en Ethiopie ?

Just think about it …

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Microshop indien (photographe : Frédéric Delangle)

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Rue indienne mettant en lumière la non-acceptation de l’homosexualité en Inde (photographe : Frédéric Delangle)

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Inciter les enfants à planter des arbres en Inde (photographe : Emanuele Scorcelletti)

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A la pépinière de Dura en Ethiopie victime de la déforestation

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Parc national du Serengeti en Tanzanie – le lion, un animal éternellement sauvage (photographe : Michael Nichols)

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Chimpanzés étudiés pour la R&D d’un vaccin contre l’hépatite B

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Ice – agissons contre la fonte des glaces

Il est fabuleux de voir ce qui se passe ailleurs, mais que peut-on observer chez nous ? Le festival offre ainsi une session dédiée au Morbihan vu à travers l’oeil d’un photographe qui n’est pas de la région. C’est Edouard Elias, photographe de guerre, qui a été mandaté pour ce projet « Habitats et habitants du Morbihan ». Il nous dévoile alors à travers ses clichés à quoi ressemble le quotidien d’un pêcheur lorientais, l’intérieur de la caserne de Guer ou encore un élevage de moutons à Surzur.

D’ailleurs, le saviez-vous ? Un mouton, quand il a une toison très dense et volumineuse, réagit exactement comme une tortue. Quand il est sur le dos, il lui est impossible de se retourner tout seul 🙂

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Une journée de pêche (photographe : Edouard Elias)

Venez donc visiter ces galeries d’art en plein air ! Si à tout hasard vous êtes de passage en Autriche, sachez que suite à un partenariat entre La Gacilly et Baden (Autriche), vous pourrez y retrouver l’intégralité de l’édition 2017 consacrée à l’Afrique.

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Plus d’infos pratiques : https://www.festivalphoto-lagacilly.com/

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A vos marques, prêt, bookez ! Et n’oubliez pas, « there is no Planet B ».

Pop K’Nel

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